Les Chevaliers d'Émeraude, 400 ans plus tard...
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400 ans après la défaite de l'Empreur Noir...
Le Prince Noir, fils du très regretté Amercareth, était en mission diplomatique auprès de colonies de créatures plus abominables les unes que les autres lorsque la destruction de la pouponnière a eu lieu. Il est maintenant plus furieux que jamais et a déjà effectué un rap sur le Royaume de Zénor, assassinant sans pitié tous les pauvres habitants de ce royaume côtier. Le roi d'Émeraude décide alors de reformer l'ordre des Chevaliers d'Émeraude afin d'empêcher ces abominables insectes d'exterminer la race humaine.
Quel parti prendrez-vous ? Êtes-vous pour la vengeance du Prince Noir ou pour la protection d'Enkidiev par les humains ? Le destin VOUS appartient et VOUS déciderez du camps gagnant ! Alors, êtes-vous prêts à faire pencher la balance ?


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 Hantises du passé (PV Énola)

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MessageSujet: Hantises du passé (PV Énola)   Jeu 20 Déc - 23:50

Une autre journée commençait pour Esméralda… Une autre journée, semblait-il, parfaitement comme les autres. La nuit avait été pénible, une fois encore. Elle était alors redevenue l’enfant qu’elle était jadis, privé de tous ses sens et de toutes les vérités du monde. La peur l’avait tenaillée lorsqu’elle avait aperçu, dans l’ombre de sa cellule, la silhouette de son grand-père, le roi de Béryl approchant dangereusement de sa mère, comme tous les matins. Ne pouvant rien faire alors et ne comprenant aucunement ce qui lui arrivait, elle ne faisait que regarder béatement sa mère se faire battre. Elle croyait que c’était le lot de toute personne faisant partie, de près ou de loin, de la royauté et que son grand-père, à son tour, ne faisait qu’appliquer les lois qui régissaient tout le continent. C’est donc paniqué qu’elle s’était réveillée ce matin-là. Les draps pleins de sueur, haletante de peur, il lui avait fallu un bon 5 minutes avant de se rendre compte que tout cela faisait seulement partie de son passé.

Habituellement, les journées où les souvenirs de son enfance ressurgissaient dans ses rêves ne présageaient rien de bon. La dernière fois, elle avait reçu l’ordre de préparer le couronnement du roi Nashoba. Ce n’est pas qu’elle n’aimait pas ce haut personnage : il était tout de même son souverain. Par contre, durant ce temps qu’elle avait passé à se préoccuper uniquement de cette cérémonie, elle ne s’était pas occupée de ses compagnons d’armes ou des élèves qui devaient être prochainement attribués. Sa plage horaire de la journée serait consacrée d’une part à s’enquérir des nouveautés du royaume par ses chevaliers et, d’autre part, d’aller faire un tour dans la tour des élèves afin de quantifier combien de temps il lui restait avant que ceux-ci aient terminé leurs études.

Contente de sa planification, Esméralda se leva donc de son lit et enfila son armure. Son esprit étant quelque peu bouleversé par les cauchemars de la nuit dernière, elle décida donc de commencer sa journée par un bain purificateur qui lui libèrerait l’esprit. Elle se dirigea donc vers les bains. Elle n’avait aucune idée de l’heure qu’il était, mais elle se doutait qu’il était trop tôt pour qu’elle rencontre âmes qui vivent. Une fois déshabillée, elle s’enfonça profondément dans l’eau. Jadis, lorsqu’elle était encore une enfant, on avait beaucoup rit du fait qu’elle ne connaissait absolument rien sur tous les sujets. La première fois qu’elle était entrée dans les bains du château d’Émeraude, elle se rappelait s’être demandé s’il s’agissait là d’un gigantesque abreuvoir pour un quelconque animal. Et, depuis ce temps, à chaque fois que ses compagnes de classe l’invitaient à aller se purifier le matin, elle refusait, de peur de voir surgir un animal aussi gigantesque que les dragons des histoires qu’on leur racontait alors. Il avait fallu beaucoup de persuasion pour la convaincre d’entrer dans de l’eau, qui plus est chaude. Des garçons, apprenant l’histoire, avait ris d’elle, mais ils avaient été cognés si vite contre le mur qu’elle n’en avait plus jamais entendu parler. C’est vrai qu’elle avait l’air bien ignorante lors de son arrivée au château, mais il fallait la comprendre…

Voyant que les vapeurs chaudes des bains ne réussissaient pas à lui faire oublier son passé, mais qu’en plus elles ramenaient d’autres souvenirs tout aussi indésirables, Esméralda fut découragée. Quel endroit à Émeraude ne lui rappellerait aucun souvenir de son enfance ? À première vue, il n’y en avait aucun… Il s’était passé tant de choses dans toutes les sections du château ! Il était pratiquement inconcevable de penser qu’elle découvrirait un tel endroit. Poursuivant sa routine matinale, ses souvenirs d’enfance continuant de la hanter, elle ne put se défaire de l’idée de trouver la paix intérieure. Cette pensée soudaine lui sonna une cloche dans son esprit. Il existait un endroit qu’elle n’appréciait guère dans son enfance, parce qu’elle n’avait jamais compris l’utilité des statues le peuplant : la chapelle !

Mangeant en vitesse le croissant qu’elle tenait alors dans sa main, elle se dirigea spontanément vers l’endroit le plus reclus du château. Passant le pas de l’arche de pierre constituant son entrée, elle s’agenouilla devant la statue du dieu de Béryl. Ses connaissances de ce dernier étaient très fragmentaires, mais elle jugeait en avoir assez acquis pour réussir à le prier…


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Enola

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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Dim 23 Déc - 22:20

Le soleil se leva et plus les heures passer plus il s’élevait à son point le plus haut, lorsqu’il fu arrivait à son zénith c’était midi et Énola commençait juste à battre des paupières, elle mit ses mains devant ses yeux pour ne pas être trop éblouie par la lumière du jour. Elle s’étira de tout son long puis s’assied en tailleur en gardant sur elle son drap qui lui arriver au niveau de la taille. Elle se demanda si le cauchemar qu’elle avait vécu lors du couronnement c’était vraiment passé, s'il était réel.

Elle descendit de son lit et posa ses pieds nus sur le sol froid cela lui donna des frissons puis se dirigea vers la fenêtre et Énola regarda en fronçant un peu les sourcils la cour ou elle vit des domestiques qui emportaient les décorations qui avaient servi pour la cérémonie, cela fit rappeler à la jeune femme les événements qui c’était passé la veille. La femme chevalier se détourna et se contrôla pour ne pas fondre en larmes. Elle respira et expira en soufflant pour calmer ses nerfs. Il fallait qu’elle fasse quelque chose pour arrêter de penser à Nashoba mais de plus en plus elle n’éprouver pas de la tristesse mais de la colère, de la haine.

Énola murmura des injures entre ses dents contre lui en fessant les cent pas dans sa chambre puis elle décida de se brosser les cheveux, la jeune femme commença doucement et au fur et à mesure elle y donnait plus d’acharnement, tellement qu’elle était énervée. Énola s’arrêta, et heureusement sinon elle aurait fini par s’arracher tous ses cheveux si elle aurait continué dans cet élan.

La femme chevalier décida d’aller se purifier, cela la détendrait surement mieux. Énola y alla donc et y resta un bon moment ce qui suffit à la calmer .Elle passa par la salle à manger mais avant dit entrer elle regarda s'il n’y avait personne car elle n’avait le courage de croiser, de faire face à un de ses frères ou sœur d’arme. Comme il n’était pas là, elle en profita pour manger un petit bout, et réfléchit en même temps à un endroit autre que sa chambre pour rester seul et pour pouvoir réfléchir tranquillement, tout ces critères correspondaient à la chapelle qui était généralement vide .

Après qu’elle eut fini de manger Énola sortis de l’aile des chevaliers et alla donc à la chapelle .Lorsqu’elle arriva devant la porte, elle l'ouvrit et la ferma délicatement sens faire un bruit . Énola se retourna et s’arrêta de faire un geste car elle vit qu’elle n’était pas seule, la femme chevalier identifia la personne qui lui était familière : c’était Esméralda.
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Esméralda
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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Jeu 17 Jan - 19:27

La salle de prière était un lieu qui ne l’avait jamais vraiment attiré auparavant. Esméralda avait passé de longues et laborieuses heures dans diverses pièces peu fréquentées par les autres élèves dans l'espoir d’enfin trouver la solitude, mais jamais dans cette dernière. Les entraînements intensifs qu’elle avait effectués dans le plus grand secret au sous-sol du château en étaient un parfait un exemple. À chaque fois qu’on dénichait sa cachette, elle la changeait, de sorte que presque tous les lieux reculés du château lui avait servi à un moment ou à un autre de salle d’entraînement magique ou physique. La seule pièce du château qu’elle n’avait pas exploitée dans ce but, c’était la salle des prières. Ce n’était par contre pas la première fois qu’elle visitait cet endroit. Elle devait y être venue quelques fois, la première lors de sa visite guidée du château et ensuite pour diverses questionnements en lien avec son passé et son avenir. C’était alors avant qu’elle ne réalise qu’elle était capable de se débrouiller seule et que, malgré toutes les demandes qu’elle pouvait adressées aux dieux, ils ne l’aidaient jamais. Longtemps après cette constatation, elle s’était demandé si ces derniers l’abandonnaient à cause des agissements de son père, dont elle portait la charge et en subissait les conséquences. Elle trouvait alors cela très injuste pour elle, qui n’avait rien fait pour naître d’un pardusse. Les dieux n’avaient, depuis lors, plus aucune signification pour elle et ceux qui les priaient le faisaient, selon elle, pour rien.

Elle leva les yeux vers la statue du dieu de Béryl, qui était nul autre qu’Abussos lui-même, dieu des entrailles de la terre. La statue, faite d’une pierre précieuse dont elle ignorait totalement la provenance et le nom, laissait transparaître la lumière d’un éclat mordoré qui représentait à quel point la culture de la terre était importante pour les habitants de ce royaume. Sa mère lui avait raconté, lorsqu’elle était encore toute petite, que lors de la 2e guerre contre l’envahisseur, le roi de Béryl mettait la main à la pâte tous les jours pour aider son peuple à cultiver les terres accidentées de Béryl. Lors de la mort de ce dernier, un roi peu orthodoxe prit sa place et construisit un château afin de faire comme tous les seigneurs des autres royaumes (excepté Zénor bien sûr). Dès lors, l’aide du roi aux travaux physiques était devenu un lointain souvenir pour les bérylois. Et le roi actuel ne ferait rien pour changer cela, bien au contraire !

Elle chassa ces pensées de son esprit. Elle était venue ici pour relaxer, libérer son esprit de souvenirs qu’elle ne désirait plus côtoyer. Elle prit donc une grande respiration et ferma les yeux. Le vide habituel de la méditation s’installa graduellement. Puis, elle se retrouva dans son paysage de méditation, une belle forêt calme et apaisante ou coulait un petit ruisseau. Là, elle pouvait observer les différentes traces de gibier et les suivre pendant des heures, chose qu’elle adorait faire lorsqu’elle cherchait à retrouver le calme intérieur. Sinon, elle s’imaginait en train de lire un bon livre en écoutant s’écouler doucement le ruisseau. Cet endroit avait toujours été un îlot de calme et de sérénité, qui lui permettait de s’échapper pour l’espace d’un instant de ses devoirs de chef. Petite, elle avait bien de la difficulté à atteindre ce niveau de calme intérieur. Mais maintenant, seul un bruit étrange ou une présence étrangère permettait de la sortir de cet état. Elle resta dans cette position une bonne heure avant de sentir la présence de quelqu’un d’autre dans la salle. Presqu’à regret, elle ouvrit les yeux et tourna la tête pour voir qui la dérangeait ainsi dans son apaisante sérénité. Elle découvrit, sous l’arche de pierre qui composait l’entrée de la salle, Enola, qui semblait aussi troublée qu’elle lors de son arrivée en ces lieux. Voyant qu’elle l’avait vu, elle se leva pour aller à sa rencontre. Lui tendant le bras pour qu’elles se saluent comme des sœurs d’arme, elle acquiesça de la tête afin de lui témoigner de son bonheur de la voir. Puis, se tournant une fois de plus vers la statue d’Abussos, elle remercia silencieusement ce dernier de lui avoir permis de se reposer quelques heures. Ce n’était pas vraiment une prière, seulement une reconnaissance qu’elle exprimait envers une divinité. Puis, elle reposa ses yeux sur Enola, essayant de comprendre quelque peu son état d’esprit. D’un seul coup d’œil, elle avait compris qu’elle n’était pas au meilleur de sa forme. La seule question qui demeurait était : devait-elle lui en parler en premier ou la laisser se confier si elle en éprouvait le besoin ?


-Comment vas-tu, Enola ?
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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Sam 19 Jan - 21:31

Enola ne bougea pas d’un millimètre, elle était figée comme une statut, Esméralda était devant les statuts des divinités, elle avait dû sentir la présence de sa sœur d’arme car celle-ci se releva et se dirigea vers elle. Enola sentis son cœur se serrait, elle qui ne voulait rencontrer personne surtout pas ses frères et sœurs d’armes qui devait sentir son chagrin et sa colère. Esméralda allait surement lui demander comment elle allait mais Énola ne s’était pas préparé à y répondre et psychologiquement non plus.
Esméralda lui tendit le bras pour la saluer comme fessaient tous les chevaliers et elle fi de même.
Comme elle le redoutait sa sœur d’arme lui posa la question :


-Comment vas-tu Énola ?

Mentir ou dire la vérité ? Puis elle se rappela que dans le code des chevaliers d'émeraude mentir à ses frères et sœurs d’armes n’était pas très correcte « Chasse le mensonge de ta vie à jamais ». En disant ce qu’elle avait ou même de parler elle avait peur de s’effondrer de craquer .Énola ne voulait pas qu’on la voie ainsi faible impuissante démunie anéantie a cause d’un cœur brisé.
Enola ne souriait pas contrairement à son habitude, ses yeux étaient encore un peu rouges à cause de toutes les larmes qu’elle avait versées, elle n’avait pas très bonne mine

La jeune femme regarda sa chef, elle essaya de sourire mais elle n'y arriva pas, elle n’avait pas la force ni l’envie. Elle se concentra pour que sa voix ne tremblote pas et elle lui répondit d’une petite voix :


-Ça peu allait, j’ai eu des jours plus heureux.

Sa voix s’étrangla à la fin de sa phrase, son chagrin refit surface, elle essaya de se contrôler mais n’y arriva pas, elle se tourna dos à Esméralda et des larmes coula sur son visage
Puis elle dit d’une voix mélancolique :


-Excuse-moi …
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Esméralda
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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Mar 22 Jan - 18:06

La question d’Esméralda, d’apparence anodine, n’avait pas eu les résultats escomptés. Elle savait bien qu’Enola n’allait pas très bien au vu de son physique, de sa posture, mais surtout des bribes de pensée qu’elle captait de temps à autre. Cela avait un certain rapport avec la cérémonie de la journée précédente… Ça, il n’y en avait aucun doute ! Plus particulièrement avec un garçon… Elle se rappelait avoir aperçu le chevalier d’Émeraude en compagnie de Nashoba et, suite à cette petite rencontre, elle avait vu les larmes brillées sur les joues de sa sœur d’armes. Mais comme elle en était tout à son discours, elle n’avait pas prêté plus d’attention à Enola, se disant que les autres s’occuperaient bien d’elle et réussiraient à faire tarir ses larmes. Elle constatait en cet instant seulement qu’ils n’avaient pas tout à fait répondu à ses espérances. Elle n’était pas elle-même une grande consolatrice dans l’âme. Aurine avait beaucoup plus ce talent qu’elle, de même qu’Enola, ce qui rendait la tâche encore plus difficile puisque les personnes les plus dures à consoler sont celles qui sont le plus sensible au chagrin des autres…

Esméralda n’avait donc jamais vraiment eu à s’occuper d’une sœur en détresse, si l’on peut dire. À chaque fois que quelque chose se passait, elle s’éloignait le plus possible de la personne, de peur de… De quoi ? Quelqu’un de triste n’était pas quelqu’un de dangereux. La plus plausible hypothèse était que ces moments lui montraient la partie la plus faible de ses compagnons et, lorsqu’elle les voyait, elle ne voulait pas se souvenir d’eux comme de des faibles, mais plutôt comme de des soldats prêts à défendre le continent. Ou alors, les larmes lui rappelaient incontestablement son enfermement à Béryl, ce qui était un souvenir qu’elle ne désirait pas se remémorer tous les jours, déjà qu’’il ressurgissait bien trop souvent à son goût. Le mieux, pour l’instant, était qu’elle garde son calme. Étonnamment, elle ne sentait pas la peur habituelle lui nouer le ventre dans ce genre de situation. Ce devait être dû au calme de l’endroit et à son aspect divin qui se reflétait par les diverses statues de la pièce. Ou alors sa méditation faisait vraiment des miracles…! Tout compte fait, c’était très inhabituel de sa part de ne pas s’enfuir en courant et c’est cet aspect qui rendait la situation encore plus désarmante.


-Ça peut aller, j’ai eu des jours plus heureux.

La réponse de son interlocutrice la fit sursauter. Elle avait eu de la difficulté à comprendre les derniers mots de la phrase tellement la voix d’Enola était étranglée par le chagrin. Cette dernière lui tourna alors le dos et eut de la difficulté à articuler un :

-Excuse-moi…

Désemparée, elle l’était plus qu’elle n’aurait pensé l’être. Que pouvait-elle répondre à cela ? Peu importe ce qu’elle dirait, il fallait que cela ne la place pas dans une situation inconfortable, sinon elle partirait aussi vite qu’elle était arrivée… Non, il fallait qu’elle se fasse rassurante et compréhensive, deux qualités qu’elle ne possédait aucunement. Tout de même, elle se devait de faire un effort pour sa sœur d’armes, qui était toujours là pour les autres. Elle posa une main délicatement sur l’épaule d’Enola et se composa un de ses visages qui incite à se confier facilement.

-Ne t’excuse pas…. dit-elle d’une voix douce. Voudrais-tu m’expliquer ce qui s’est passé hier ? Je n’étais pas très présente pour être en mesure de comprendre ton chagrin… C’est à cause d’un homme, n’est-ce pas ?

Bon, cela avait sorti un peu plus sec que ce qu’elle désirait, mais l’intention y était, non ? Elle espérait par-dessus tout ne pas faire fuir sa compatriote, désirant vraiment essayer de l’aider à apaiser son chagrin, et peut-être même à l’anéantir.


Dernière édition par Esméralda le Ven 8 Fév - 0:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Dim 27 Jan - 12:28


Enora avait fait le contraire de ce qu’elle voulait faire ; pleurer et montrer sa sensibilité a une de ses sœurs d’armes, ce qui était là encore plus déconcertant pour la jeune femme car c’était sa chef .Maintenant, Esméralda ne la verrait plus comme avant. C’était la première fois qu’elle pleurait en public, enfin plutôt la deuxième fois en compte la cérémonie du couronnement. Enora avait comme réputation d’être une jeune femme très attentionnée qui se préoccupe beaucoup des autres, d’une personne souriante et qui a beaucoup d’humour et aussi d’une guerrière redoutable comme tous les chevaliers d’émeraude .Elle se dit que maintenant on allait dire de la femme chevalier, qu’elle était sensible, faible et Énora ne voulait pas que ça arrive , elle ne voulait pas que pour cela on là sous-estimé et d’être une sorte de fléau, de point faible pour ses frères et sœurs d’armes, à la vue des autres .Même si en réalité cela ne se passera pas, Énora avait tendance à un peu tout à aggraver la situation, cela était surement dû à son enfance, lorsqu’ elle avait attaqué magiquement sens faire exprès une personne qui voulait l’aider. Et qu’après tout le monde parler sur elle à voix base.

Enora sentis la main d’Esméralda se poser sur son épaule, d’un côté cela l’étonna mais d’un autre côté son geste la mis en confiance et moins mal a l’aise. Cela lui rappela que même si Esméralda était sa chef elle était avant tout sa sœur d’arme, un membre de sa famille, une amie comme tous les autres chevaliers d’émeraude, c’était la seule famille qui lui rester, ils avaient grandi ensemble, c’était aussi pour cela qu’il était autant unie, certes il y avait des chevaliers qui sentaient mieux avec certaine que d'autres, ce qui était normal .le simple geste d’Esméralda lui rappela ses valeurs et surtout qu’elle n’était pas seule. Enora avait de la chance d’avoir des amies et d’avoir cette vie la même si de fois elle se demande qu’est qu'aurait était sa vie si sa mère n’était pas morte.


La femme chevalier se retourna délicatement, ses larmes avaient cessé de couler le long de son visage, elle essuya ses yeux délicatement, elle était moins tendue mais elle avait toujours la gorge un peu serrée

-Ne t’excuse pas….. Voudrais-tu m’expliquer ce qui s’est passé hier ? Je n’étais pas très présente pour être en mesure de comprendre ton chagrin… C’est à cause d’un homme, n’est-ce pas ?

- je ne voulais pas que tu me vois ainsi …

Elle fit une petite pause puis reprise.


-Oui mon chagrin est bien à cause d’un … homme … c’est Na...Nashoba … enfin le nouveau roi… mais je ne le savais pas quand je l’avais rencontré… je l’ai appris par moi-même lors du couronnement … il m'a menti sur son identité …et … tu sais bien que je déteste les mensonges … Je m’en remettrais ne t’inquiète pas pour cela … il me faudra juste un peu de temps pour l’oublier … cette péripétie ne changera strictement rien … enfin pour moi elle ne lassera une cicatrice mais je ferai en sorte qu’elle ne se rouvre pas . Je n'eux pas que vous prenait se fait pour une faiblesse de ma part. J’apprends vite à contrôler mes sentiments, vous êtes les mieux places pour le savoir .



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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Ven 8 Fév - 2:18

Esméralda sentit la chevalière se tourner vers elle dans un mouvement lent, presque calculé. Le visage toujours tourné vers le bas, malheureusement. La jeune chef n’avait jamais eu de grandes difficultés à percevoir les émotions des autres, mais elle préférait toujours se fier aux signes que le corps de la personne envoyait. Cela troublait beaucoup moins les gens du peuple et offensait moins ses propres chevaliers, qui se sentaient mis à nu lorsqu’elle procédait à une analyse de leurs pensées et émotions. Dans ce cas-ci, il était de mise de ne pas utiliser ses pouvoirs. Par contre, comment pouvait-elle deviner les sentiments de son vis-à-vis s’il n’osait même pas la regarder dans les yeux ? En effet, les yeux étaient ce sur quoi elle se basait le plus. Ne dit-on pas que les yeux sont les miroirs de l’âme. Après des années d’entraînement, Esméralda pouvait, sans la moindre réticence, approuver cette maxime. Au tout début, elle vérifiait toujours ses hypothèses grâce à ses capacités mentales, mais maintenant, elle était assez douée pour éviter un accrochage psychologique non désiré.

- Je ne voulais pas que tu me vois ainsi…

Cette phrase voulait tout dire. Enola avait honte de son comportement. À sa place, elle aurait sans doute fait de même, elle qui désirait par-dessus tout avoir l’air inébranlable. En effet, quel chevalier désirerait suivre au combat une personne qui s’effondre de chagrin au moindre obstacle qui se dresse devant lui ? Les hommes de sa troupe l’auraient sans doute regardé de haut si elle avait osé, ne serait-ce qu’une fois, perdre le contrôle de ses émotions. Ils ne la respecteraient plus comme ils le faisaient actuellement. Elle serait classée dans la catégorie des faibles et y resteraient aussi longtemps qu’elle demeurerait dans les rangs des chevaliers d’Émeraude. Couverte de honte, elle se serait sûrement enfuie et réfugiée dans une grotte de Béryl afin de continuer les recherches que de nombreux magiciens avaient laissé incomplets dans la bibliothèque d’Émeraude… Bon, elle dramatisait un peu la situation, mais ses extrapolations avaient un certain fond de vérité, puisqu’il reflétait exactement la réaction qu’elle aurait eue si elle n’avait pas une force de caractère au-dessus de la moyenne.

Elle ne sous-entendait pas non plus qu’Enola était pourvue d’une faible force de caractère, loin de là ! Esméralda voulait seulement insinuer qu’un homme, selon elle, ne réussirait jamais à lui faire perdre ses moyens à ce point. Bien sûr, elle aspirait à fonder une famille, mais jamais elle ne sacrifierait sa réputation et son temps pour quelqu’un qu’elle connaissait à peine. De nombreuses personnes, à qui elle avait partagé cette pensée, lui avait rétorqué qu’elle « verrait lorsqu’elle tomberait sur LE bon. » À vrai dire, elle avait peine à croire aux histoires d’âme-sœur. Bien sûr, elle connaissait l’existence des auras blanches et tout cela, mais elle ne croyait pas vraiment rencontrer un jour la sienne. En effet, quel était la chance qu’elle trouve, sur les millions d’individus qui peuplaient Enkidiev, LA personne que les dieux lui avaient réservée ? Alors, au lieu de se résigner à chercher bêtement quelqu’un qu’elle n’était même pas sûre qu’il existait vraiment… Elle préférait de loin occuper son temps à combattre le prince noir.


-Oui mon chagrin est bien à cause d’un … homme … c’est Na...Nashoba … enfin le nouveau roi… mais je ne le savais pas quand je l’avais rencontré… je l’ai appris par moi-même lors du couronnement … il m'a menti sur son identité …et … tu sais bien que je déteste les mensonges … Je m’en remettrai, ne t’inquiète pas pour cela … il me faudra juste un peu de temps pour l’oublier … cette péripétie ne changera strictement rien … enfin pour moi elle me laissera une cicatrice, mais je ferai en sorte qu’elle ne se rouvre pas. Je ne veux pas que vous preniez ce fait pour une faiblesse de ma part. J’apprends vite à contrôler mes sentiments, vous êtes les mieux placés pour le savoir.

Alors voilà toute l’histoire ! Nashoba avait voulu entretenir une relation normale avec une femme, alors il lui avait caché sa véritable identité ! En un sens, elle le comprenait d’avoir agi ainsi. En effet, elle doutait fort qu’Enola aurait agi de la même manière avec le roi si elle avait connu son statut. De plus, pour lui, cela lui permettait de jouir de la normalité d’une relation, qui ne s’embarrassait pas de paroles cérémonieuses à son égard. Il devenait ainsi un homme comme les autres, qui pouvait aimer une femme, peu importe son rang ou son statut de naissance. Et Enola, en apprenant que ce dernier lui avait menti, n’avait pas très bien réagi. Pour elle, il semblait que c’était un coup bas qui était seulement destiné à la blesser. Quelqu’un se devait de lui expliquer la vérité sur cette situation ! Pourquoi personne ne s’y était-il risqué ? Avait-il peur de la réaction d’Enola, ou alors de celle du roi ? Elle craignait quelque peu ce qu’Enola pourrait pensé de sa théorie si elle la lui exposait, mais c’était déjà mieux d’essayer de la raisonner en lui montrant un autre aspect de sa situation que de la laisser se morfondre dans de fausses accusations.

-Enola, je me dois de te dire quelque chose. Je ne crois pas que Nashoba ait voulu mal faire. En fait, je crois qu’il t’a caché sa véritable identité afin que tu ne l’affubles pas de tous les noms que l’on donne aux monarques. Il désirait seulement que tu le vois comme un homme normal… Dans un sens, je crois qu’il avait raison d’agir ainsi. Tu dois bien réfléchir avant de l’accuser à tort d’un crime qu’il n’a pas commis. Il ne voulait que ton bien, et espérait sûrement secrètement que tu continues de l’apprécier malgré qu’il soit le roi d’Émeraude. Ne crois-tu pas que tu aurais agi de la même façon à sa place ?
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MessageSujet: Re: Hantises du passé (PV Énola)   Mar 19 Fév - 17:20

Enola resta bouche bée au parole d’Esméralda, il eu un grand moment de silence, elle ne savait plus quoi dire et baissa ses yeux de honte. Sa sœur d’arme avait entièrement raison, Enola n’avait pas cherché à comprendre pourquoi il avait agit comme cela. La femme chevalier avait tellement était pris de court, quelle l’avait tous de suite accuser sens savoir ses véritable raison. Ses sentiments l’avais empêché de raisonnée correctement.

Elle avait tellement honte de son comportement .Enola s’était en réalité fais du mal un peu toute seul en ne cherchant pas à comprendre. C’est vrais que a la place de Nashoba elle aura fais exactement pareil.
Le nouveau roi avait en réalité voulait juste qu’on l’aime pour ce qu’il était et non pour son titre par intérêt. Enola se sentait vraiment mal, c’était la première fois qu’elle fessait une faute d’analyse d’une situation et qu’elle interprétait mal les comportements d’un individu.

C’était le fais de la surprise et des ses émotions qu’il l’avait empêché de bien agir, en plus de savoir fait du mal a elle-même, Enola avait surement du blesser un peu le nouveau roi.

Enola regarda Esméralda dans les yeux puis lui dit après un long moment de réflexion :


- je n’avais pas vue les choses de se point de vue la. Je me rends compte bien que j’ai mal réagit. Mes émotions on prit le dessus et je ne suis pas arrivais à raisonner clairement. En fait c’est moi qui est tout gâché et non lui. Le seul chose qui me reste à faire je pense, c’est d’aller le voir pour qu’on s’explique. Il a fait se qu’il fallait, je n’ai juste pas était capable de le comprendre toute seul. Je te remercie pour tes parole qui son remplis de bon sens, cela ma ouvert les yeux.

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Hantises du passé (PV Énola)
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